Un cri dans la nuit

C’est l’heure de payer !!! On se rassemble entre amateurs de l’entube dans la « salle d’attente avant le depart du train » pour faire pleurer nos portefeuilles. Tout ceci se fait bien evidemment sous le regard de spectateurs ayant envie de participer a la reussite de cette operation. On adore !!! Apres moultes jeux d’apparitions et disparitions de notre operateur nous voila munis d’autres billets, cette fois ci de train, ainsi que d’inutiles mais imposes porteurs de backpack. Nous gagnons ainsi notre wagon et le compartiment ou notre ami Jean-Claude les 6 Doigts nous attend deja. Notre actuel accompagnant nous voyant ainsi entre de bonnes mains, il decide de prendre conge et nous souhaite donc un bon voyage en vietnamien « Money Money !!!! » C’est les larmes aux yeux que nous nous separons donc de ce bienfaiteur et ne lui confions pour tout souvenir que quelques billets doux. Que d’emotion pouvaient t’on lire alors dans ses yeux avant qu’il ne reparte subitement a la rescousse d’autres ames egarees. Nous echangeons quelques grognements avec Jean-Claude avant qu’il ne s’endorme. Nous decouvrons au detour des couloirs que d’autres voyageurs n’ont pas le privilege de benificier de cendres de cigarettes dans leur range sac et doivent partager leur couche avec un ecran plat, un panier de fruits frais dans une ambiance boisee a tendance malheureusement bien plus propre. Ce soir c’est deluxe, plateau au lit pour le diner avec un succulent plat (stifié) de nouilles vietnamiennes dans un bouillon d’epices. Une bonne nuit de sommeil ou la fraicheur de la climatisation n’est pas sans rappeler le confort des Ice Hotels du cercle arctique. Votre sejour a bord du Sapa Express ( ?? heures pour ??? kilometres) pourra aussi etre agreablement agremente d’un couple de gueulante que votre ami Jean-Claude entonnera apres s’etre accidentellement fracasse le nez contre la table du compartiment. C’est ainsi revivifie que nous arrivons le matin, non pas a Sapa mais a Lao Cai, cherchant nos noms sans le moindre soupcon d’inquietude sur les quelques pancartes brandi dans une foule bienvaillante de taxis et porteurs en tout genre. La ligne est minuscule mais un regard attentif pourras effectivement bien y lire « Thanh Huynh Van Liem & Yann Joly ».

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