Fast and Furious in the Gadoue

Le petit dej s’annonce encore un choix cornelien de mets. Une fois celui-ci consomme, nous partons en destination de Lao Chai, le village des shtroumphs guide par le fan club de Liem et la bande des anti-Gargamel de la veille. Ce qu’il nous manque aujourd’hui ce ne sont pas les batons de marches que nous proposent tout le long du trajet des enfants en bas age ou les ponchos de lutte contre le crachin, non, ce qu’il nous manque c’est des bottes. En effet c’est dans une pente couleur torrent-de-boue que nous descendons dans la vallee toujours embrumee des hmongs. Notre compagnie est des plus agreable, nos tisseuses indigo s’emerveillent de nos prouesses et figures artistiques pour eviter flaques et patinoires de ce terrain accidente. Elle rient avec nous, pausent joyeusement pour nos albums souvenirs et nous font decouvrir dans un echiquier brumeux les rizieres en etages que surplombe la piste de boue. Les gadins sont de la partie et on y a tous droit que l’on porte des nikes ou pas. A contrario les hmongs agilent come des singes, surement a cause de leur petites taille, defient honteusement les lois de la gravite. Comme dans des bottes de sept lieux elles sautent et escaladent les paroies boueuses aisement avec leurs paniers dans le dos et meme leurs bebes dans les mains Le brouillard a enfin laisse place a l’eclaircie lorsque nous gagnons les ponts suspendues aux portes de Lao Chai. Nous y abandonnons nos agiles randonneuses. Elles s’evertuent une derniere fois a essayer de nous refourguer leur marchandise avant que l’on s’engouffre dans notre cantine a touriste. Maintenant que nous avons fait le plein, une course poursuite debute dans les rues de Lao Chai. A la vitesse d’une tortue au galop, la mamie hmongs se rapproche inlassablement de nos aventuriers é-boue-hanté. Un paysage fait de ruelles ruisselante d’eaux de pluies, d’écoles primaires a but lucratif a sponsoriser, de touristes francophones defile sous nos basquettes. La course est effrenee, les « No thank you » crissent sous le poids des « Buy from me »,.Un arret rapide pour s’emerveiller devant la beaute du monde rural et le chauffage de mamelons de vaches a la graisse de porc et l’on remet le contact en trombe. A hauteur d’un centre de recherche en vente de chinoiserie, les mamies sont deja a hauteur de nos aventuriers qui ont baisse leur vitre pour mieux apprecier le chant des poussins et admirer le betail local. Les carosseries se touchent et le constat a l’amiable attendra, les virages se negocient de plus en plus serrees. Il en va de sac de chanvres industriels, aux echarpes multicolores en passant par des pipots et instruments a boing!!. Les compteurs s’affolent, la mamie pied au plancher atteint les 800000 Dongs. Flo met les gaz et dans le detour d’une chicane vole deux-trois photos de la peau tannee et ridee de la commercante. Les huttes et rizieres s’agglutinent sur le bord de la piste pour laisser passer nos concurrents toujours coude a coude. Ils semblent comme dans une tranquilite trompeuses s’echanger des civilites allant jusqu’a partager des details de vies: « Where are you from ? », « I have 3 kids », « Men is cooking at home », « This is a present from my father ». Cette derniere phrase repondant a l’interet porter au collier de la vieille dame, ranime la flamme et refait vrombir les moteurs. Du toc, une copie conforme du collier apparait miraluseuement de dessous la carosserie et essaye d’arssoner les poches de son adversaire. Un rapide coup de volant pour negocier ce virage et c’est la derniere ligne droite, alors que Florent fonce bille en tete et passe la ligne d’arrivee indemne, Liem perd le controle de son vehicule et est vite rattrappe par le tapis volant de sa vendeuse hmong: 170000 Dong. – Le retour a la gare, le resto organise, le vrai compartiment deluxe – La partie de foot vietnamien dans la rue.

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